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O toi mon guide

Si j’étais tenue de mourir un jour
Sans plus suivre tes pas ô mon guide
Et si tes bras chargés de tant d’amour
Ne se refermaient que sur le vide

Tu m’appellerais si fort que l’écho
De ta voix m’effleurerait l’oreille
Comme jadis ton cœur coquelicot
Me berçait protecteur de mon sommeil

Tu me chercherais par delà tes yeux
Les nuits noires et les matins vermeils
Il te faudrait partir vers d’autres lieux
Et avancer en suivant le soleil

Pour explorer fosses et abîmes
En grattant de tes deux mains la terre
Afin que l’humus se légitime
D’une inquisition autant amère

En refusant de nos amours la fin
En dépit des bonheurs jadis offerts
Peut être me trouverais tu enfin
Inerte tapie au fond des Enfers



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