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On s’aime, un peu… beaucoup….

J’aime… C’est ce que qu’on dit toujours,
Tu aimes…. C’est ce que je croyais,
Il aime … On ne sait plus vraiment,
Nous aimons …. C’est bien ce qu’il faudrait,
Vous aimez …. Mais en fonction des gens,
Ils aiment …. Hélas ! pas pour longtemps.

Ce mot est galvaudé, alors qu’il est symbole,
De grande pureté car il joue un grand rôle,
On l’apprend tout enfant, avant même l’école,
On le chante, on le rit, c’est une parabole.

Les enfants à leur mère l’offrent comme cadeau,
Les amants le partagent dans un lit bien au chaud,
Il est le dernier mot de ceux qui ont vieilli,
Qui dans un dernier souffle disent adieu à la vie.

Savoir le conjuguer a beaucoup d’importance,
Oser le prononcer avec de l’élégance,
Ne pas le déprécier, lui donner la prestance,
Aussi le partager avec beaucoup d’aisance.

On peu dès le matin aimer très belle rose,
Où la fille qui va gentiment la cueillir,
Mais ce verbe est très beau quand au cœur de la prose,
Il vient se recueillir et l’amour nous offrir.

S’aimer les uns, les autres, n’est pas une évidence,
Surtout dans ces instants où tout est perturbé,
Puissions-nous lui donner une belle existence,
Et si l’on doit mourir que ce soit de s’aimer.

© Danièle Labranche



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