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Dans un pays chaud et humide, vit un peuple couleur d’ébène,
Les uns sont grands, d’autres petits, tous marqués par la même peine.
Ils ont été par d’autres gens, enchaînés et asservis,
Jusqu’au jour où dame liberté, dans ses bras les a pris.
Ils sont maintenant devenus hommes et dans leur nouvelle peau,
Ils regardent le petit blanc d’un œil narquois et de très haut.

Dans les deux clans pourtant il y a des âmes qui sont restées pures,
Mais où sont-elles dans ce long tunnel obscur ?
Sont-elles dans cette classe qui a bien réussie ?
Sont-elles chez le vagabond qui ne possède rien ?
Sont-elles au village, chez le sage endormi ?
Où sont-elles, dis le moi, de savoir j’ai besoin.

Tu t’appelais Paul, tu étais un malade, tu t’appelais Pierre tu étais un vaurien,
Tu t’appelais Kadio, tu étais un leurre, comment t’appelles-tu toi l’homme
De bien ?
Mes yeux deviennent aveugles à force de trop chercher
Et mon cœur se déchire de n’avoir pas trouvé,
Un seul d’entre vous qui soit vraiment sincère
Et qui n’ait à offrir que la vérité.

Lorsque l’heure arrivera, pour moi, de tout quitter,
Celui devant lequel je me présenterai
Soit me récompensera d’avoir tant mérité,
Soit me punira d’avoir trop espéré,

EN L’HOMME

Yaël – Abidjan, 1979



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