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Nul n’est indispensable

Pour ramasser ton sable

Et le jeter aux yeux

Des enfants malicieux

Pour bâtir des châteaux

Volés au bac à sable

Parmi les caniveaux

Des jours ouvrables

.

Nul n’est inéluctable

Pour s’asseoir à la table

Et dévorer des yeux

La maîtresse des lieux

Pour festoyer de chair

Volée à ton corsage

Parmi les courants d’air

De nos enfantillages

.          

Nul n’est indispensable

Pour ramasser ton sable

Et le jeter aux yeux

Des enfants malicieux

Pour bâtir des châteaux

Volés au bac à sable

Parmi les caniveaux

Des jours ouvrables

.

Nul n’est inéluctable

Pour s’asseoir à la table

Et dévorer des yeux

La maîtresse des lieux

Pour festoyer de chair

Volée à ton corsage

Parmi les courants d’air

De nos enfantillages

                                         

Nul n’est inaccessible

Aux armes des chansons

Et me prendre pour cible

Au jeu de Cupidon

Et décocher tes mots

Volés aux arobases

Dans le feu des textos

Qui nous servent de phrases

.

Nul n’est épicurien

S’il ne court à des riens

Et t’écrire un quatrain

Au risque de te plaire

Par quelque alexandrin

Volé à Baudelaire

Pas fait pour être lu

Ni fait pour être tu

.

Nul n’est assez soliste

Pour sortir de ta liste

Et s’enfuir de ton bal

Avant le cotillon

Et garder ton chausson

Volé aux fleurs du mal

Un soir de contredanse

Et de double inconstance

.

Nul n’est superficiel

Pour arracher du ciel

Et couvrir de marelles

La récré de nos cœurs

En poussant sur icelles

Des galets de couleur

Volés à cloche-pied

Aux amours marbriers

.

Nul n’est enfant de chœur

Pour vénérer ton cœur

Et célébrer la messe 

En regardant tes fesses

Et te parer d’une aube

Volée aux communiantes

Comme une simple robe

Dont le dos nu me tente

.

Le cimetière est plein

De gens intérimaires

Qui n’ont pas dit l’amour

Aux gens qu’on croyait sourds

Mon évangile est plein

De versets séculaires

À jamais ânonneurs

À jamais pour ton cœur



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