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La tristesse du soir m’a offert ce chagrin,
Qui fortifie la faim et appelle l’ennui,
Puis il faut convenir qu’il est bien importun,
De cette peine aimée mon soleil en reluit.

Je vous aime ma mie, de vous voir si comblée,
Votre dernière lettre est restée sans appel ;
Si mon griffonnage vous déplait, avouez !
Votre indifférence puise dans ma chapelle.

Nous avions la jeunesse et l’envie de s’aimer,
Nous aurons la vieillesse et l’âtre pour désir,
Vous sachant loin de moi, pense à votre beauté.

Ecrivez, je vous prie, si vous l’aimez encor,
Songez de ces désirs qui naissent du zéphyr
Et profitent de nous, d’un jeu de corps, encor.

© Patrice Merelle



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