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Pour parler de l’Oubli je n’ai trouvé qu’une prose à composer, peut être que j’ai oublié comment faire des rîmes, des vers, ou compter les pieds.
C’est rien un Oubli
On n’y attache pas d’importance
Ça arrive à tout le monde
A tout âge
Malade ou en bonne santé
Ces petits mots que l’on cherche
Qui sont là au bout de notre langue
Mais que l’on peine à retrouver
Même en se creusant les méninges
Les petits objets que l’on range
Justement là, pour être sûrs de les retrouver
Mais quand on les veut, on ne sait plus où ils sont
Ce ne sont que de petits oublis
Qui deviennent inquiétants quand ils sont récurrents
Si on ne prend pas de médicaments qui peuvent
Causer ces oublis
On se met à craindre qu’ils soient les prémices
D’une terrible maladie, dont on ne guérit pas
Alzheimer, la maladie de l’Oubli
Avec elle, les souvenirs se délitent, surtout les plus récents
On se perd sur les chemins habituels
On ne reconnaît plus les voix, les visages
Le monde, vos proches vous deviennent étrangers
Vos yeux se perdent dans le vide, absents
Vous devenez un zombie
Qui jour après jour perd ses facultés
Les simples gestes de la vie sont oubliés
Un jour le cerveau se met à tout mélanger
Comment mettre un pied devant l’autre
Comment ouvrir la mouche, mastiquer, déglutir, pour simplement se nourrir
Il y a parfois des instants de lucidité et c’est pire
Quand on se rend compte de l’ampleur de ses déficiences
C’est l’horreur absolue quand on voit la douleur dans les yeux de ses proches
Mais ça ne dure pas très longtemps
A nouveau c’est l’Oubli
Alors pour éviter cette terrible maladie,
Autant que faire se peut
On revoit son alimentation
On se remet au sport
On maintient une vie sociale
On est exigeant avec son cerveau
On le sollicite, on le fait travailler
On croise les doigts pour que cette satanée maladie
Un jour sombre elle aussi dans l’Oubli
©Copyright 2016 Mado CHRISTOPHE



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