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On te croyait splendeur dans le cœur du Noble,
Chaleureux comme la flamme qui jaillit du Néant,
Ta douceur baisait les raisins du vignoble,
Caressait de sa main la montagne en son flanc…


On te croyait amène aux vents d’un champ de blé,
Dérobant à la peur son désir inconstant,
Ennemi du vestige, pour le voir enterré,
Tu fis tien terrasser cet ignoble tourment…


On te croyait heureux sous un air exalté,
Embrassant le triomphe avant même la joute,
Tu reçus les honneurs de mon sang délesté
De la mélancolie indolente des doutes…


On te croyait honnête et tu nous as roulés,
Mon espoir funeste qui renaît de ses cendres !
Au fin fond de mon âme point un rêve familier,
Un mensonge assoupi qui n’a cesse de se pendre…


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2018



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