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Pâquerettes

Vient une pluie d’étoiles sous le ciel d’Avril,
L’enchantement illumine nos jardins…
Eclosion sublime, la Nature fébrile,
Les pare de corolles à la blancheur satin…

Sur l’émeraude soyeuse des pelouses,
Par milliers, elles s’épanouissent, chaque matin,
Les timides violettes deviennent jalouses,
Quand ces soudains éclats, affadissent leur teint…

Jusqu’à perte de vue, parmi les herbes folles,
Elles jonchent les prés et le bord des chemins,
Autour des grands arbres, en longue farandole,
Les pâquerettes se sont donné la main !…

Leurs rondes joyeuses, leurs chants éternels,
Agitent dans l’azur, les pollens divins ;
Le vent léger porte leurs gaies ritournelles,
Dans l’ombre des forêts, dans la nuit des ravins…

Il n’est, ici-bas, plus merveilleuse annonce,
Que cette liesse fleurie de rires cristallins,
Car les pâquerettes, jamais ne renoncent,
A embellir les mois chauds jusqu’à leur déclin.

Patrice Lucquaud



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