Partagez

« Dieu a fait l’aliment ; le diable, l’assaisonnement » (James Joyce)

Par-delà cauchemars et monstruosités
S’endorment les éboueurs de la vérité,
Ces aigrefins, arracheurs de dents, matadors
Du sérail et pisse-copies, curés de Gomorrhe.

En riant au nez du peuple abattu, ces loups
Jadis bercés par l’ange Indignation, ces poux
Bien nourris dans l’auge où se vautrent mille pourceaux
Leurs frères, donneraient des ailes au grand Hugo.

Crapouilleux au sommet de la perfidie,
Dévorant les humbles traînés aux gémonies ;
Gloire à toi, marchand de papier : Alléluia !
Tu contribues fort bien à Timisoara.

L’immonde créature, de ses victuailles,
Sirote le jus amer de son élection
Quand les microbes, si nombreux dans ses entrailles,
Lui mendigotent un bout de pain pour l’édition.

“ Eh Maître ! Saint-Père ! Dieu ! Nourris tes rejetons ;
Quelques miettes rempliraient fort bien nos estomacs.
À nous mépriser, nous préférer tes étrons,
Cela conduit un peuple loin de Timisoara ! ”

Par-delà forfanteries, grimaces et palabres
Se mélangent à la vérité de bas instincts,
Qui, portés par une ultime danse macabre,
S’élancent aveuglément dans un charnier roumain.

Nul doute que l’éclat des belles apparences
Vacille dans les ténèbres des connivences.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 1 votes