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Dans le silence de la nuit,
Quand les gouttes de pluie,
Viennent chatouiller les vitres de ma chambre;
A moitié endormie,j’entrevois ta silhouette lointaine,
A laquelle je m’agrippe ,avec peine;
Pour ne pas sombrer dans le noir de l’oubli.

Car ,je refuse de croire que tu puisses m’oublier;
Il suffit,d’ailleurs,que tu n’appelles pas un jour,
Pour que je me sente abandonnée et oubliée,
Et depuis que tu appelles tous les matins;
Pour me dire ,au téléphone »des choses insensées »,
Comme tu les appelles,
Or ces « choses »,ces « presque rien »,ces « rien »,
Me tonifient,me réaniment.

Chaque matin,avant que le téléphone ne sonne,
Et que ta voix ne me parvienne,si claire et si limpide,
Mon coeur bat ,déjà,la chamade
De peur,de joie et d’impatience;
Mais il suffit que je t’entende
Pour que mes idées noires et mes peurs
Se dissipent et disparaissent;
Comme fondues,dans ton coeur de nomade.

Et dès que tu n’appelles pas,
Je deviens grincheuse et sceptique;
C’est alors,que ma chambre devient lugubre;
Et mon seul refuge,en ces moments de détresse;
C’est les choses que je garde de toi:
Tes textes,tes photos,ton Prévert,
Le flacon de parfum que tu m’as offert,
Et ta grande montre
Que tu m’as remise;pour la faire réparer,
Une grande montre d’homme ,avec un bracelet métallique,
Et qui ne se remonte pas,
Mais qui fonctionne au rythme de mon pouls
Que tu fais battre à la vitesse que tu veux.

Oui,c’est bien ce cœur
Où tu es entré,par effraction,
Un soir d’été,sur une plage lointaine
A côté d’un grand bateau,échoué sur le rivage,
Ce cœur que tu as ravi,
Avec tes manières de faux paysan,
Assagi et poli par les ans.

Ta montre,je la porte au bras,
Et je la cache ,avec la manche de mon tricot,
De peur de me faire ridiculiser,
Dans le bus ,que j’emprunte tous les jours,
Pour me rendre au travail.

Et ce n’est qu’au bureau ,que je peux la ramener;
A côté de la mienne,
Qui semble ,à coté d’elle,si minuscule;
C’est alors,que je contemple,avec béatitude,
Ce totem sacré de tes choses intimes;
Des fois,je reste hypnotisée,
Par les aiguilles majestueuses,
Avec lesquelles je compte les jours qui nous séparent,
Et les heures que nous aurons à vivre ensemble,
Comme des gitans,sur des routes incertaines,
Sous la lueur blafarde des lumières lointaines.

Que de nuits d’insomnie,tu m’as fait vivre!
Que de journées pénibles,tu m’as fait passer!
Tout simplement,en ne m’appelant pas;
Par ce que tu n’as pas eu le temps que que t’as oublié;
Mais moi,j’ai toujours le temps et je ne t’oublie pas;
A aucun moment de la journée ou de la nuit,
Je ne cesse de penser à toi,
Par ce que je suis trop sincère ou trop bête;
Libre à toi de penser;
Pour moi ,tout simplement,
Par ce que je t’ aime.

Djellali Malek Téb, 13 Février 2012 Poèmes de jeunesse



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