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Pourquoi vouloir te peindre puisque je ne suis pas Picasso,
Je préfère sublimer tes hauts contours majestueux par écrit.
Depuis le parc, dans le brouillard du matin, sous la brume abasourdie,
Dans ce jeu d’ombre et de lumière, tu affiches avec fierté ta place à l’Unesco.

Tout autour, tu embrases les coteaux de vermeil par ton ardeur,
La vigne qui s’effeuille se pare et s’étonne sous le pâle soleil aux clartés automnales.
Dans le lointain, tu surgis, majestueuse, complice du faste de ces couleurs.
C’est l’heure exquise, octobre te sourit d’être toujours aussi matinale.

La campagne Aude se réjouit de cette authenticité inébranlable
Lorsque depuis les remparts, ton âme embaume les parfums de l’arrière saison.
Tardives floraisons de nos jardins qui déclinent, forteresse invraisemblable,
Céleste beauté, en gardienne, tu régis et te dresses sur l’horizon.

Inspiratrice de bien d’aquarelles à saisir, qu’importe les saisons qui passent.
Sur le vieux pont, je chemine tranquille, incapable de te peindre
Mais heureuse et avide de pouvoir t’honorer de mes yeux immenses,
Remerciant Viollet-le-Duc pour ta restauration parfois controversée qui ne saurait t’atteindre.

Copyright 2016
Martine BES



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