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 » Passage à niveau  »

Aussi loin que les pas le portent
L’homme au passage dans la vie
Cueille, accueille, recueille, et se fait cueillir.
Il rencontre des femmes faites toutes d’amour
Qu’il croit demeurer à lui pour toujours.
Et voilà l’homme qui aime, d’aimant devenu amant.

Puis un beau vilain jour, tout s’en va ailleurs.
Et un autre vilain beau jour, tout recommence d’ailleurs.

Pour effacer la précédente, une autre s’installe.
Se met à son aise, pour s’appliquer à voir, lire et écrire,
Tout de cette vie nouvelle, tout de cette vie si belle.
Chez l’homme s’estompe et s’efface l’erreur.
Erreur de l’absence, de cette autre personne
Qui ne reprendra plus le passé et la place
Qui ne peuvent revenir à ce qui ne reviendra plus
À cette autre femme, à cet autre tout court.
Qui n’a fait que passer, dans la vie d’un homme.
Un homme meurtri couvert de cicatrice
Qui pour ne pas se plaindre et pour ne pas mourir
Préfère garder pour lui, au fond de sa rancune,
Au fond de sa pitié, ce qui n’est que blessure
Qui chaque jour guérit, faisant de l’expérience
Du savoir pardonner, un grand éclat de rire
Qui rompra le silence qui enveloppe cette belle,
Ce beau nouvelle amour, dans lequel se réunissent
Un peu de chaque passage, Un peu de chaque image
Un peu de chaque femme, qui avant elle était
Et qui aujourd’hui ne seront plus, et ne seront pas.

Car toi tu réunis, au fond de ta faiblesse
De l’amour sans rancune et aucune tristesse.
Entre ce qui était et ce qui ne sera plus.
Avec ce qui est et qui sera encore.

D’entre la spontanéité et la part de réserve
Tu voudrais bien guérir et aussi décorer
Cet homme a toi venu redonner du courage
Au moment où lui n’en avait presque plus.
Il t’a tendu la main, la seule qui lui restait
Puisque l’autre blessé se trouve paralysée
Par toutes sortes de duels faits pour la justice
Au nom du savoir et au nom de la paix.
Savoir garder les sceaux de l’espoir,
Et les sceaux de l’amitié.
La main restante qui vers toi se tend
Est celle justement d’un très bon ami.
Ami des champs de bataille et amant de tous les jours.
Pour te donner à toi, le meilleur de lui-même.
Pour te garder fidèle maîtresse dans la vie.

Et il te dira : Pourquoi a tu tardé pour moi à venir ?
Alors tu répondras « C’est toi qui n’est pas venu ».
Moi je suis fidèle je t’ai attendu.
J’ai attendu que tu passes, à travers les bras
Et les jambes de toutes celles que tu as rencontrées.
À travers les filets de toutes les embuscades,
Que t’a tendu la vie.
Et si je suis si fière, c’est de toi mon ami
Et lorsque je veux plaire, c’est à toi que je souris.

Note de l’auteur : S’il y a une maladresse dans cette écrit
L’erreur et de moi.
Si tout est bien dit, c’est par elle que cela s’est produit.

Nordine CHABANE.



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