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Un rêve étrange et pénétrant t’aura bercé,
Mon tendre saturnien à la main généreuse.
Ayant volé l’amour à une vie malheureuse,
Amèrement suspendue au deuil des aimés.

Prince des poètes à la lyre gracieuse,
Ne portant rien en toi qui pèse ou qui pose,
Tu consacres une part de ton œuvre à la prose,
Et bouleverse le vers de ta plume audacieuse !

Car aux cercles littéraires qui habitaient ces temps,
D’aucuns mieux que ta rime n’aura su m’apaiser.
Tes beaux vers virevoltés à l’impair léger,
Moi seul les sais rafraichir en pleurant.

Orageux solitaire, amant des ires fortes,
Embrassant en chemin une morne misère,
Esprit d’une fin de siècle illisible et guerrière,
Tu voleras au vent telle la feuille morte.

Stéphane Meuret,
7 Février 2018, Copyright



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