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Du train qui parcourt lorsque je voyage
Chaque kilomètre au gré de la voie,
Mes yeux vont errant… Tant de paysages,
Paysages, tant ! Et moi je les vois…

Et moi je les vois, les clochers d’église,
Les bourgs, les villages et les cités
Faits de pierre blanche ou de pierre grise,
Les villes encor, de gens habités,

Les routes qui vont là où sont les hommes,
Revêtues de bleu, bordées de traits clairs,
Les ponts, les canaux aussi, aussi comme
Les rails d’acier noir des chemins de fer.

Alors je me dis que là-bas sans doute,
Tel endroit charmant a vu passer maints
Bonheurs, maints dépits, la joie, la déroute,
Tous ces sentiments qui font les humains.

Malgré moi je pense, au loin une usine,
Un château perché sur un tertre roux,
Une tour d’immeuble ou une chaumine,
À toutes ces vies. Du destin la roue

Tourne sans répit comme tournent celles
Du train d’où je vois, voyageur d’un jour,
Dans chaque tableau jaillir l’étincelle
De la vie partout, de la vie toujours !



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