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J’ouvre les yeux ce matin,
Les arbres épongent le crachin,
La mousse brille dans son écrin,
Mes yeux pleurent mon chagrin,

Devant tous ces mots de fiel,
Mon cœur vacille démentiel,
Mon esprit divague dans le ciel,
Le monde reste si artificiel,

J’ai beau regarder cette bougie,
Les souvenirs me restent, agonie,
Les secrets étouffent la féerie,
Mon seul bonheur rêvé est aboli,

Le chemin est long et laborieux,
Je croise des démons si furieux,
Je respire un air si odieux,
Je fuis toujours tous les lieux,

Je me vois tomber d’un ravin,
Sous les rires fous d’un assassin,
Diabolique, cruel et mesquin,
Pervers sadique bourreau et malin,

Je ne verrai plus jamais d’arc-en-ciel,
Mes cris implosent, caractériels,
Diffusent un chant lugubre cérémoniel,
Un rituel à ma vie devenu essentiel,

Aucun de ses odieux actes n’est poésie,
Près d’un ange je me suis recueillie,
J’ai prié si longtemps ensevelie,
Dans ma raison qui n’est qu’idéologie,

Mes peines douloureuses comme le feu,
Me brûlent dans un enfer délicieux,
Chaque jour je leur fais mes adieux,
Dans ce monde cruel et trop curieux.

PEINES DE L’ENFER © Copyright 2016 Sylvie Badi



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