Partagez

(Petit conte nocturne)

La fée est passée et par la fenêtre a regardé…
Elle a bien vu que le capitaine du vaisseau ne dormait point.
Doucement, intriguée, elle se laissait aller à le contempler,

Assis à son bureau, en totale pensée intime de doux câlins,
Ma douce fée qui tous les jours caresse sa plume
Me fait sortir de ma torpeur et de ma brume
Je lui adresse mes plus douces pensées
Car je n’ose dans sa vie la déranger.

Quelle idée ! Déranger sa fée !
Je n’ose m’imposer durant ce moment d’intimité nocturne.
La jolie fée se contentait d’un regard de braise,

Celui de ce matelot qui rêvait d’elle, assis sur la falaise,
Il l’imaginait les cheveux au vent, ailes déployées,

Dans un voile lunaire sur l’océan, elle se mit à tournoyer,
Le rendant un peu fou, il aurait bien aimer la toucher,
Un jour peut-être, un vent doux la déposerait sur le quai…

D’un regard circulaire
elle chercherait son matelot au visage radieux
Qui l’attendrait depuis longtemps
pour voguer vers des cieux périlleux.

Il guette sa confiance qu’elle nourrit en lui
Anxieux de ne pas être capable
de lui embellir sa vie.
Il cache sa crainte derrière un sourire charmeur,
Et cherche par tous les moyens à lui offrir son cœur.

La douce fée affolée par son matelot de tant de passion
Tournoyait tant et tant autour de lui, en perdant la raison,
Ne faisait que rêver de tout ce qu’il venait de lui proposer
Que sa vie de fée devenait d’un coup de toute beauté.

Ma douce petite fée inutile de vous mettre tant de pression,
Même amoureux de vous, je sais conserver raison,
Lire le bonheur et votre émoi dans votre regard me suffit
Des obstacles à notre fièvre commune je fais fi !

La petite fée avait préparé une douce poésie
Quand d’un coup elle fut déconnectée,
Dans ces moments-là, elle se retenait de la folie,
Mais savait bien que son matelot l’attendrait…

De leurs passions nocturnes, le matelot et la fée,
Ne pouvaient imaginer meilleurs moments rêvés,
Ils voyageaient la nuit de leurs écrits poétiques
Et se pendaient à la nébuleuse si romantique.

Naturellement que son matelot l’attendrait
Durant ce laps de temps son cœur palpiterait…

Tu as une patience d’ange pour écrire ainsi !
Aurais-tu l’envie de me déposer un baiser gentil ?

Passion effrénée de la fée qui ne pouvait s’arrêter
Dans son élan, elle se donnait sans rien retenir.
Tout ce qui lui plaisait devenait objet de ses désirs,
Elle s’emballait et prenait plaisir à s’envoler,
Pour rejoindre son matelot sur son voilier.

Oui, je vous embrasse durant une courte prose !
Oui et là impossible à la douce fée
De résister à la fougue de son beau matelot.

PENSÉES NOCTURNES DE LA FÉE ET DU MATELOT © Copyright 2016 Sylvie Badi



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
3.94 sur 16 votes