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Personne n’ira dans le creux des labours
Là où le bourgeon s’accroche au duvet de l’orange
Là où le centre se devine sous la caresse du vertige

Attendre

Attendre et fondre avant de se blottir dans l’alternance
Entre les paysages nocturnes
Et les braises ouvertes de l’espace

L’oracle fragile fragmente sans raison le chapelet
Egrenant la mémoire interdite du doute
Dans le regard indomptable d’un faux prophète

Le silence élargit la tempête dans ces lieux
Où le secret reste nu devant l’arc-en-ciel
Ambiguïté qui s’acharne pour endormir l’écho
Dans les jardins condamnés à la profondeur de la nuit

L’héritage de la mémoire s’échappera de l’ombre immobile
Pour s’accoupler à la colombe empreinte de légende
Sur les sentiers assoiffés d’offrandes et d’outrages
Dans les entrailles empoisonnés par le désir de l’orage

La naissance originale d’un nuage chargé d’abîme
Cueillera à haute voix le baiser muet de la question
Qui défile d’épaves obscurs en labyrinthes ordinaires
D’ornières marines en poussières cosmiques

Le songe triomphant épousera longuement la verticale du matin
Au bord du gouffre la contradiction bousculée débordera la chute
Vagabond le murmure engourdi s’évaporera de la blessure
Parallèle au sillon l’invraisemblance trouvera l’horizon.



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