Partagez

(sextine)

Il veut garder sa bonhomie
Et battre seul le laid trottoir,
Ses yeux fouillant l’anatomie,
En bouche un goût… gastronomie ;
Autant s’accouder au comptoir,
Pauvre maquereau d’abattoir.

La viande fraîche d’abattoir,
Flatte quidam en bonhomie ;
Quand il s’approche du comptoir
Pour oublier le froid trottoir,
Il rêve de gastronomie,
Il est friand d’anatomie.

La main s’offre l’anatomie
Que l’on exploite en abattoir ;
Le suc de la gastronomie
C’est de garder sa bonhomie
Et d’oublier le dur trottoir,
Pour saliver près du comptoir.

Champagne brut sur le comptoir,
La tentatrice anatomie
Petite bombe de trottoir
N’a rien de l’objet d’abattoir ;
Il peut hausser… sa bonhomie,
Lui, l’expert en gastronomie.

La pièce de gastronomie
Même consommée au comptoir,
Doit conforter la bonhomie ;
L’affriolante anatomie
Estompe le goût d’abattoir,
Tel courant d’air sur un trottoir.

Quand marcherez sur ce trottoir,
Vous penserez gastronomie,
Votre souvenir d’abattoir :
La quiétude du comptoir…
Vous rêverez l’anatomie
Qui réchauffe la bonhomie.

La bonhomie ou le trottoir,
Gastronomie, Anatomie…
Lacs de comptoir… ou d’abattoir.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.77 sur 13 votes