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Des mots, encor, toujours, pour écorcher ma peine,
Pour écorcer l’aubier de l’âme, phlogistique,
Constante, dans l’éther, rêve cosmologique,
Hypothèse de moi en quelque obscure veine.

J’écoute mon penser dans le soir sans logique
Et fouille mon passé, cherchant ce qui m’enchaine,
Pierre philosophale dont je serais traîne,
Cheveu d’une comète en l’horizon oblique.

Et, seul en ce charnier, mon doute famélique
Expose au verbe nu un écho de mes thrènes,
Funèbre sentinelle aux portes du tragique.

Aède solitaire aux confins d’une Athènes,
Je veille, en mon déchant, amer et nostalgique,
Habillant ma stupeur de rimes incertaines.

avril 2011



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