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Titre : Pleurer ne sert à rien
Devant tant de misères
Et tant de souffrances,
Mon cœur, devenu insensible, se libère,
Et mes yeux ne pleurent point,
Les larmes coulent en silence,
L’esprit vadrouille et s’envole au loin.

C’est ainsi que le cœur a juré
C’est ainsi que l’esprit s’est abjuré
C’est ainsi que, sachant que cela ne peut durer,
Mes yeux prennent la décision de ne plus pleurer.

Comment ne pas pleurer en regardant ce corps
Allongé sans vie, devant mon regard ?
Comment accepter de se dire qu’il est mort,
Que cinq pierres tombales, aujourd’hui, nous sépare ?

Et mon cœur, insensible, du monde se sépare,
Dressant face à la vie un mur comme rempart.

Comment s’endormir, son esprit stressé,
Ecoutant sans entendre les voix des prieurs
Du Coran psalmodier doucement les versets
En cette circonstance, mon esprit est ailleurs.

Et mon cœur insensible de la vie se sépare
Dressant face au monde un mur comme rempart.

Se lever de bonne heure, aller au cimetière,
Creuser moi-même cette tombe amère,
Préparer son esprit à la séparation
Détruire mon cœur et sans réparation.

Et mon cœur insensible, à cela, se prépare
Les larmes de mes yeux seront mon seul rempart.

Comment rentrer le soir et vivre ce vide ?
Mon sang se retire et le visage livide
Génère un flux de sensations profondes
Je hais ce constat et cette mort immonde.

Et mon cœur insensible refuse ce départ
Les larmes de mes yeux, du monde, me séparent.

Ainsi, les jours suivants et toutes les années,
Semaine après semaine, mon cœur s’est désarmé
La joie de mes yeux s’est doucement fanée
Comment vivre et survivre désormais ?



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