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Chaque soir tu m’allumes,
Petite plume à l’encre noire.
Puis mon esprit se consume,
Dans des rêves emplis de désespoir.

Au matin, plus rien.
Rien qu’un regret d’avoir pensé,
Au mal et au bien,
Sans écrire, sans griffonner.

Tout est parti, englouti
Dans un tourbillon maléfique.
Des phrases étriquées, faméliques
Tombant définitivement dans l’oubli.

Je jette l’ancre rouillée,
Plantée dans les tréfonds de ma pensée.
Je te jette, plume asséchée,
Inutile, muette et périmée.



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