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Au temps qui passe,
À nos pensées qui nous exaspèrent,
À nos cadences, nos répétitions,
À nos faiblesses, à nos promesses,
À tout ce que l’on a perdu,
À tout ce que l’on a gagné,
À ce qu’on est sûr de paraître,
À ce qu’on a tort de faire disparaître.

À ces échecs que l’on a endurés,
À ces victoires que l’on a savourées,
À tous les chemins que l’on a traversés,
À toutes ces phrases que l’on nous a dictées,
À tous ces mots qui nous ont condamnés,
À toutes ces larmes qui ont pu couler,

À tous ces succès qui nous ont désignés,
À nos amours que l’on a voulu garder,
À tous ces êtres qui nous ont bouleversés,
À tous ceux qui ont voulu nous séparer,
À toutes ces chances que l’on a pu cumuler,
À toutes nos peurs, nos angoisses,
Celles qui nous ont secoués, asphyxiés,

À tout ce bonheur auquel il faut se consacrer,
À nos plaisirs les plus tentants,
À nos dégoûts les plus répugnants,
À nos descentes, à nos montées,
À tout cet amour qui nous a étouffés,

À toutes ces femmes qui nous ont désarmés,
À tous ces hommes qui nous ont charmées,
À tous les couples qui se sont brisés,
À tous les anges qui nous ont quittés,
À tous ces corps que la passion a brûlés,

À tous les mystères non-résolus,
À toutes ces réponses qui se sont perdues,
À tous ces disparus que l’on a retrouvés,
À ce poème que j’ai écrit en ton honneur,
La Vie.



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