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L’automne est un poème dépourvu de rythme. Il est un poème en prose. Pourtant, la douce brise y change de timbre, comme si elle était enhardie par le dénuement partiel des arbres. Elle devient coquette davantage. Elle passe subitement à un adagio languissant mais un adagio qui invite à la vie. Des gramens se sont coiffés de jaune invitent l’esprit vagabond du poète à se délecter en figures. Une mésange fait l’adieu au vert des feuilles en sautant de rameau en rameau. Elle est en une transe douteuse entre le sensé et l’insensé. Ne nous sommes nous pas dans un temps équivoque ? Le poète vogue tout seul entre le sensé et l’insensé. Il ne chante plus sauf en rêveries qu’il partage avec la feuille. Peu importe la saison, le monde est là et tout ce dont il a besoin ; des couleurs et des chants.



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