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POËTES INCONNUS

Que valent pour l’être, Les millions de martyrs ? Un million et plus, D’être valeureux, morts pour la patrie
Morts pour que tu vives fier, en liberté.
Que valent pour l’être, tous ces êtres valeureux Fiers de leur beau monde qui les a fait vibrer, au son d’une belle clairière Nous laissons en écho les chansons de naguère. Et pour s’accorder au rythme de la danse Il fallait chavirer, d’un côté ou de l’autre.
Bien heureux ces hommes qui ont su deviner Qu’il n’y a point de vie meilleure à la leur. Meilleure vie dont ils ont fait offrande. Meilleure vie qu’ils ont fait tienne,
Meilleure pour que tu vives, Meilleure pour que tu sois.
Et s’il faut mourir pour elle, cette vie qui est la tienne Il faut l’élever au ciel, à la portée du soleil pour réchauffer ton âme et ton cœur. Pour entendre l’écho de toutes ces clairières. Et entendre aussi tous ces refrains qui font qu’en écoutant l’air, On connait la chanson.
Quant aux hymnes des fanfares, de tous les glorieux pays Reprenez les histoires et faîtes les parler. Alors réalisez, imaginez une foule, Que s’il fallut la compter cela prendrait des années. Voyez à l’infini le doigt qui est pointé. Qui bat la mesure. Pareil au chef d’orchestre. Tenant la baguette pour marquer le temps. Ce temps qui est si cher, et qui l’était aussi, À ceux liés à nous par le ferment de l’histoire. À ceux liés à nous, morts pour les années.
Morts hier seulement. Morts assassinés, A même les trottoirs, là où il y ‘en avait. De toute façon hier on tenait au pavé. Lequel résonnait si fier, qu’il donnait envie
De mourir tué, et tuer pour mourir L’un sans l’autre ne pouvait aller.
Malgré la sœur, malgré le frère.
Malgré la mère, malgré le père Malgré l’amour, bon gré, malgré. Malgré le beau temps. Temps de tous les jours.
Chacun avait choisi, le luxe ou le lucre.
Quant au nôtres ils ont choisi.
Ce qu’il apparaissait bête de faire.
La mort en temps de guerre. La mort en temps de guerre.
C’est être et n’être plus.
La mort en temps de guerre, ça sert à ne pas oublier Qu’un million de martyrs. Un million et plus Ont fait notre pays, pour qu’il soit, asile de paix Et fief de fierté. Pour que, s’il faillait y mourir, ce soit le paradis
Heureux de l’avoir vu.
Heureux ! Serait martyr de l’idéal commun Qui n’a ni sexe, ni âge, et qu’il faut savoir choisir Comme on choisit l’endroit. Comme on choisit le moment.
Bien de beaux garçons ont pris le chemin De biens belles filles leurs ont tenu la main.
C’était hier, qu’ils nous ont fait demain.
Demain est aujourd’hui comme il sera hier. Et il ne faut pas les oublier, chaque jour de tous les instants. C’est aussi, un peu pour cela qu’ils ont sacrifié leurs vies. Leur sang valeureux, fiers de liberté, qui continue à battre Rythmant la pulsation du cœur de ceux qui vivent
Amoureux éternel de la nature de paix
Amoureux éternel des grandes libertés.
La liberté du culte n’engage que le pêché
La liberté d’opinions engage plus de monde
La liberté de penser à l’effet du silence.
La liberté de le dire, de le croire et le crier.
Et de l’écrire jusqu’à étouffer, noyer dans l’encrier
Afin que justement, il y’ait une opinion
Qui puisse émerger et peser lourd.
Du poids et la valeur de ceux qui sont morts
Morts pour notre liberté.
IL reste bien sur tout ce qui s’envisage Au souvenir de ces millions de visages Qui nous restent à présent figés en photographie Disant ainsi, moi j’étais aussi, et je n’en ai point voulu Aujourd’hui toi, tu te crois meilleur, et déjà arrivé… Tu oublis les clairières, les vallons, les vallées Tu oublies trop souvent, jusqu’à ne pas te souvenir Qu’il fait plus froid dehors, pour ceux pas habillés,
assoiffés et encore affamés.
Ceux qui par le monde, restent encore brûlés
Ce sont peut être les seuls qui n’ont pas oublié Que les meilleurs d’entre nous, ce sont les martyrs.
Qui nous ont laissé la trace de ce qu’est une noble vie
Et si ce n’est l’avis, ce serait l’envie.
A force d’être en vie et si près de la mort
On finit par connaître l’histoire du tort
Qui pouvait être fait à tous ces êtres
Qui n’ont pas de prix et qui ne doivent pas être oubliés.
Chaque jour, ils en meurent, ou en voie de disparaître.
L’oublier, c’est l’enfer. Au rappel, le paradis.
Au rêve allusion. Au rêve évolution.
Pour faire réévaluation de ce qui a été gagné
Pour faire ré-évolution des réalisations d’un pays.
Il faut des hommes qui font de la politique.
Comme on prend le maquis.
Car toute révolution qui triomphe
C’est encore une évolution manquée.
Alors faisons l’évaluation du chemin qu’il reste à faire
Pour que demain, nos mains, puissent se tenir en frères
La révolution se fait avec les barrages verts, et les routes de la paix
Et ne se continuent qu’avec les sacrifices de la vie.
De toutes les valeurs mortes il y’en a que je ne peux oublier
Jusqu’au jour où mon tour viendra me rapprocher
Des pensées d’un poète mort pendant la guerre
Avant d’avoir écrit.
Sa mort reste un code qu’il faut savoir déchiffrer,
Dans un air de fête, ou même l’hymne national
Sert un peu à danser, à la mesure du temps,
Au pas de l’allégresse.
Au pas de l’allégresse qui vous emplit les veines
Du sang qui est le leur. De bonté et tendresse
De courage et d’adresse.
Le poète ainsi a pleuré la mort
De tous les êtres chers qu’il avait quittés
Et qui à leur tour sont morts par unité.
Et en puissance plus, la vie est revenue, et avec elle ce poème :
A tous ceux partis, et qui ne sont pas revenus
Disparus trop tôt, sans avoir exprimé
Le vrai sens de fier. Le vrai sens de liberté.
Aux poètes inconnus :
Morts pour la patrie, notre mère poésie.
A Abderahmane Laala, le frère de mon frère.
Nordine Chabane, leur frère aussi.



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