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La sensation paisible d’exister sans rien faire,
Est pour bien des semblables un fastidieux tourment.
Agités dans leur course vers un sûr châtiment,
Le salut de l’ennui ne peut les satisfaire.

Aux accessoires impurs, ils dédient leur parcours,
Ignorant le supplice que leur chair endure.
Les blessures les consument mais le masque perdure,
Traversant une vie sans vertige ni amour.

Combien épousent l’orgueil pour ne pas regretter,
Le deuil du sentiment qui les a vu saigner ?
Combien trouvent réconfort dans cette obscurité,
Au lointain de l’enfant qu’ils croyaient protéger ?

Mon frère, occupé à tes charges étrangères,
Ecoute le silence, ton repos salvateur,
Regarde en ton âme ce génie bienfaiteur,
En l’harmonie du monde luit une flamme familière.

Stephane Meuret,
2017, Copyright



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