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Porte à faux* .
La princesse souricette* a égaré sa couronne
Car avec tout ce qu’elle donne ,
S’est laissée prendre dans une immense souricière ,
Très noués sont les fils de fer :

Sa plume s’enlise dans une fissure
Elle glisse à chaque passage d’écriture
Une vraie patinoire artistique
Elle craint le pathétique

Elle n’a plus d’équilibre
Son point d’appui n’est plus libre
Le plomb a sauté à la hausse
Elle a perdu son carosse .

C’est du porte à faux
L’encre enferme ses mots
Un véritable fossé où pleurent ses maux .

Qu’elle peigne un chef d’oeuvre !
Sa chevelure s’emmêle avec une pieuvre
Les tentacules cherchent une manoeuvre

Sortir de cette prison avec une main d’oeuvre
Une peinture hors norme : une oeuvre
Sur le mur que des graffitis qui pleuvent :

Des tableaux de pluies torrentielles
Elle s’évade enfin des ficelles
Car elles enserraient jusqu’aux aiselles

Elle n’est pas sous l’emprise de joints ni d’alcool
Sa muse délire ,elle est ivre et frivole
Elle patine sur cette page ,elle s’affole .

Elle crie la vérité à la porte
Des palpitations dans son aorte
Elle est à demi morte

Il faut qu’on l’ héliporte
Elle exhorte
Beaucoup de coeurs de paix ,elle colporte .

Son bonheur est dans son art à offrir :
Ses histoires à pleurer et à en sourire
Elle les agrémente avec ce que la vie lui donne
A portée de main , pour un bouquet qui frissonne !

LUCYE RAYE 24 octobre 2017
* Larousse : Porte à faux : Qui n’est pas à l’aplomb de son point d’appui ; en déséquilibre.
* Princesse souricette (texte du 18 octobre 2017 )



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