Partagez

Je t’ai vu un soir me sourire*,
La poitrine décorée,
À ton retour de Corée.
De toi, je n’avais aucun souvenir.

Au centre de la dernière rangée,
De la carrure d’une bête de somme,
Qu’il était bel homme
Cet étranger.

Je t’ai vu un soir te souvenir
De tes compagnons d’armes,
Pour cacher une larme,
Esquisser un sourire.

Aujourd’hui, je défais mes valises.
À l’intérieur, un album musical,
J’y reconnais ce grand Caporal,
En écoutant, mélancolique, Für Élise.

* Premier vers du poème « Thème sentimental » d’Émile Nelligan.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.56 sur 18 votes