Partagez

Pour rien, pour le néant de ce noir sidérant,
Le coeur, le sang, la chair atteste la victoire
Démentie après coup à la fin de l’histoire
De l’être, à nouveau mort, toujours recommençant.

Ô, certitude intime, arrogante, écrasant
Un sentiment banal, face à l’aléatoire,
De peur ou de désir, en rien absolutoire
Pour fournir l’énergie usurpée au présent.

Sans cesse un flux renfloue une nouvelle image
Fixant amèrement l’instant sur le rouage
De cette vie inepte aux passants sans permis.

Eux-mêmes, en leur globe oculaire et terrestre,
Paraissent occupés tout comme des fourmis
S’exerçant pour la reine, infernale palestre.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 2 votes