Partagez

Regarde-moi… écoute-moi l’homme…

Tu fermes tes sens aux doux arômes…

Tu ne veux croquer la pomme…

Mais las, vois-tu, c’est tout comme…

L’indifférence, la violence se déchaînent

Et prétextent briser les lourdes chaînes…

Tu dis Amour, mais en toi la haine…

Tu dis Joie, mais en toi la peine…

Faudra-t-il encore que je me rebelle ?

A cela la part tu l’auras bien belle !

Tu refuses l’homme de me voir telle

Et tu feins de me croire immortelle

Pour mieux assouvir tes viles passions

Sous de lamentables opérations,

Sous des artifices, des explosions…

Sous tes pieds l’humain… la dérision…

Tu crains mortel… la grande invasion…

Ô combien tu te fais d’illusions

Pourtant…

Malgré tout, de temps en temps

Tu te surprends et attends

Pourtant…

Que se lève le grand mystère

Abrité au creux de la terre.

Tu ne sais pas parler d’Amour

A mon appel tu restes sourd…

Je sais bien… sous ton air austère

La lueur en toi ne se perd.

Regarde-toi… écoute-moi l’homme…

Non tu n’es pas qu’un amas d’atomes…

Ta violence, ta haine et tes chaînes

Que tu crois couler dans tes veines

Ne trouvent d’échos en ton être…

Même conscient de ton mal-être

Tu feins d’être insouciant,

Tu te crois conciliant !

Quand dis-moi t’arrêteras-tu,

Finiront ces guerres qui tuent ?

Regarde-toi… écoute-moi l’homme…

Tu réveilles la Terre d’un somme

Et risque son calme elle abandonne …

L’homme ne crois-tu … il y a maldonne !

Tu ne sais pas lever les yeux aux cieux…

Regarde au fond de toi, il y a mieux…

Pose-toi, baisse donc la garde,

Retire de ton cœur l’écharde,

Laisse couler les flots impérieux

De ce nectar ô combien précieux,

Force de toute vie,

A cela… pas de lie.

Tes chaînes l’homme, ne sont pas celles que tu penses

Libre, donne-toi, donne-moi une chance…

La merveilleuse aventure

De l’Homme et de la Nature

Que tu attends depuis longtemps

T’attend depuis l’aube des temps

Pourtant…

Agnès GROSSET



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.75 sur 16 votes