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Mourir sans un doux mot, si modeste soit-il ;
Qui pourrait envier tel outrageux dessein ?
Mourir sans le rayon d’un éther abyssin ;
N’est-ce pas là le caprice d’un fiel infantile ?

La sagesse soumet les blessures à sa grâce,
Epousant la couleur, fond d’un œil vieilli ;
La déesse caresse ces pupilles aguerries,
Ses larmes enchanteresses en érodent les glaces.

Mourir sans un regard, si résigné soit-il ;
Nul ne peut élever son égo jusqu’au ciel ;
Masqués, sous l’infortune de tes pêchés véniels ;
Chasse les maux anciens au son des évangiles…

Le nuage obstiné qui éclipse ton chemin,
Chavire sur les marches de ta volonté.
Ton coeur cesse de battre mais son noble chagrin
Enfante un trésor immuable de Piété.

Adieu ange d’un jour, te bénissent les joies !
Ta souffrance n’est plus, son vestige a péri.
Ton récit volera sur les plaines d’autrefois,
Au firmament paisible des secrets de l’oubli.

Stephane Meuret
10 Novembre 2017, Copyright



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