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Du corps de sa mère
Du regard de son père
Elle est comme prisonnière
Éteinte elle attend la lumière
Si silencieuse elle est sans repère
Le monde lui semble être à l’envers

Cachée sous ce tas de laine
Se cache toute sa haine
Ses pensées sont menées par une chaîne
Sans que personne ne la comprenne
Devant elle les peines s’enchaînent
Face à elle les autres sont reines
Infatigable la vie se fait chienne

Notre ciel si bleu est son ciel gris
La vie des autres est son ennemie
Les autres et la vie sont ennuis
Elle se demande pourquoi la vie
Comment avoir la moindre envie
Pourquoi tout semble si infini ?

Dans ses nuits sans sommeil elle s’égare
A la levée du jour sa vue est brouillard
Les yeux mouillés et cernés de noir
Elle ne sait plus le chemin de l’espoir
Elle perd un peu la mémoire
A force d’être dans son mouroir

Mais tant sa vie semble érosive
Aussi légers que la grive
Son corps lentement en déclive
Son âme devenue dépressive
S’envoleraient vers l’autre rive
Pour des souffrances moins vives

Un tout la dérange
Un rien lui est étrange
Tout et rien se mélangent
Ses vieux habits devenus trop grands s’effrangent
Si elle le pouvait elle prierait aux mieux l’archange
Pour que s’offre à elle une autre vie d’ange.



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