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Se réveiller
Lever les yeux vers le firmament
et voir la trace d’un avion de ligne
fendre le ciel d’hivers.
Des hommes et des femmes
Ivres de contrées lointaines
Du souffle d’autres vies, et d’ailleurs
Se sont envolés,
Emportant dans leurs bagages
Leur désir de posséder,
Leur sentiment d’appartenance
Jusque la-haut
Dans la portance cahoteuse des trous d’air
Où le sillage des orbites enneigées
Leur rappelle tout le temps
Que le sang de nos veines
Contient des poussières d’étoiles.
© Arfang, in La Courbure de l’Univers



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