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Le regard vague, je contemple ces bougies,
Impuissante, postrée, mon corps reste sans vie.
La tristesse m’envahit, mon âme saigne.
Mes yeux fixent les flemmes, blêmes sans haine.

Seule la lueur éclaire mon royaume.
Nul chevalier ne viendra avec son heaume,
Combattre les dragons, me retenant cloîtrée.
La détresse dépose une larme acérée.

Je suis fatiguée de la lutte incessante,
De cette bataille, si exténuante.
Je me désespère de vaincre l’oppresseur.
Je perds mes illusions ainsi que ma douceur.

Tétanisée, j’en ai perdu mon doux sommeil,
Et l’accès aux pays des tendres merveilles.
Merlin, donnes-moi la potion salvatrice,
Pour régénérer ma force bienfaitrice.

BaBé (20 octobre 2016)
image: deviantart



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