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J’effeuille les magazines pour tromper mon ennui.

J’entends tomber la pluie qui, tout doucement, bruine.

Je tourne en ma cuisine,
je surveille le riz qui, tout doucement, cuit
et dehors le vent couine.

Il semble qu’elles soient fines les heures de la vie
où la lumière luit et le plaisir s’affine.

Assis là j’imagine le jour ou bien la nuit où tu m’aurais souri
mais voilà… j’hallucine.

Et toujours seul, je dîne le regard endormi
face au silence ici
sans une âme câline.

Je tourne en ma cuisine,
je tourne en mon ennui et bientôt c’est la nuit
et ses heures chagrines…

de Matthieu Marsan-Bacheré



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