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La vie mettra sur ton chemin des pierres

Dressera devant tes rêves et désirs, des barrières de fer

A toi d’en faire un pont ou une passerelle

Elle est cette poétesse de fortune,  qui ne trimbale pas

Des photos de ceux qu’elle aime, dans son porte feuille

Pour prouver au monde, qu’elle l’aime

Elle est celle qui le porte dans le cœur

Foré à jamais dans son sang

Et il est un concert dans ses veines

Là où elle va, il est là, présent

Lui narrant sa joie et ses peines

Et quand s’impose l’absence, il l’accompagne dans son errance

À planer dans le ciel,  à semer ses pensées

Qui somnolent sur le dos des nuages, dans le ciel

Elle ne dévoile rien, de ce qu’elle pense

Erre sur ses chemins qui nagent dans le silence

Elle le porte comme un sceau dans son vaisseau

Dans son enfance et ses jeux

De marelle et de cerceau

Dans la danse de ses pas qui résonnent

Dans sa vie et ses banlieues 

Elle se dit entre deux sanglots inédits –

Tout est dérisoire, ces lois, ces tabous

Ces décrets et ces ordonnances

Qui le Gourdin à la main à sa fertilité s’opposent

L’obligent à contre coeur à se rebeller

A semer ses pensées ailleurs et parfois

Dans des lieux si proches

Elle veut avoir la force,  brûler, éradiquer de son existence

Ces cachots froids des coeurs

Qui ne lui offrent que la souffrance

Elle veut tant ressembler à un oiseau dans ses arabesques

Ou un papillon qui de rose en rose se parfume et se pose

Libre sur les corde de la liberté et de l’amour en jouvence

Ou une rose, tenue délicatement dans la paume de sa main

Désarmée et nue, au son du bracelet de sa montre d’argent

Peu m’importerai alors le lieu, le temps et son calendre

Maissa Boutiche, Alger, Algérie



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