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Quand le poète mourra…
Le poète s’écroule sous ses alphabets
Toutes les nuits . Courtes sont ses journées .

La naissance d’une poésie est souvent imprévisible
La muse hurle avec la plume ancrée
Mais l’inspiration est depuis le début indescriptible
Personne ne sait quand le souffle sera épuisé .

Quand le poète mourra , ne venez pas sur sa sépulture !
Il a froid : c ‘est de son vivant qu’il faut le couvrir ,
Son arbre de vers est toute sa vie d’écriture
Les feuilles se sèchent à en mourir !

Les fleurs sont encore épanouies
Les fruits sont à peine mûrs
Les glands de son chêne s’accrochent à la branche jaunie
Sa forêt de mots n’est pas impure !

Sont-ce les écureuils qui les grignoteront
Ou les insectes dans cette vieille écorce
Qui se reproduiront
A la prochaine saison qui se corse ?

Car l’été est bien loin
L’ hiver austral se profile
L’alizé tout frais vêtu d’air marin
Se fait entendre de cette île !

S’il meurt demain ,s’il passe le pont
Ne criez pas : On l’aimait bien !
Ecrivez -lui sur son tronc
Nous cueillons tes strophes de bon matin !

Quand le poète traverse le rivage
Il s’échoue sur un îlot dans un vaste océan
Il disparaît comme un mage
Il est proche du néant

Il embrasse les nuages ,
Ils virent au gris avec le temps pâle
Ses métaphores pleurent sur la plage
Une pluie de lettres sur la pierre tombale.

Quand Il mourra là-bas :
Ce qui compte c’est le jour d’après…
Donc …Aucune larme …Surtout pas !
Ses poésies seront sacralisées …Le poète ne meurt jamais !

LUCYE RAYE 30 MAI 2017 (texte sur mon site lien spécial )



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