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La vie est un ruisseau coulant le long des jours,
Trois temps le distinguent, se suivant sans détour,
Le présent qui se vit du matin jusqu’au soir,
Le futur observé à travers un miroir,
Le passé surgissant à travers la mémoire,
Lequel est bien parti sans espoir de retour.
Que c’est dur !
Ce dernier ressurgit par le biais des neurones,
La nuit, perturbant le cycle du sommeil,
Pourrait-on dormir sur ses deux oreilles,
Si le passé s’installe, dérange et résonne
De souvenirs agréables qu’on revoit au soleil
De cette nuit trop longue qui ravit et passionne.
Que c’est dur !
Que c’est dur de revoir des mots passionnants
Des moments de liesse et d’amour rayonnant,
D’espérer que ce temps reviendra au futur
Et de découvrir que l’avenir n’est point sûr !
Que c’est dur !
Que c’est dur de revoir ceux qui nous ont quittés,
De revoir ces moments dans un temps abstrait,
D’espérer un présent avec eux aux côtés,
Découvrir que l’espoir ne sera point concret !
Que c’est dur !
Que c’est dur de se dire que ces personnes chères,
Qu’on a vues vivantes et qui ne le sont plus,
Que l’on a vues grandir et qui nous ont plu,
Et devoir les adieux à ceux que l’on enterre !
Que c’est dur !
Que c’est dur de rêver d’un passé révolu,
De revivre ces temps, en un souvenir vain,
De se dire que l’avenir n’a rien d’absolu
Devant se réveiller face au présent si craint.
Que c’est dur !
Que c’est dur de devoir ensuite ouvrir les yeux,
Se repaître le regard d’un présent trop cruel,
De se dire qu’on vit toujours sous les cieux,
Et découvrir la rigueur d’un orage éternel !
Que c’est dur !
Que c’est dur de survivre à un passé heureux,
De se retrouver hanté par tous ces souvenirs
L’esprit observe le présent en peureux
Tout en redoutant les jours à venir.



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