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« Une œuvre d’oubli écrite avec le souvenir. »

Un caméléon qui court dans un jardin
Est un printemps qui s’en va;
Mais la tortue courante de l’oubli, je l’attrape en marchant.
La poésie m’était un autisme expressif :
J’ai écrit comme se tait un éternel incompris
D’un silence incorruptible,
Quand j’écris, je suis quelqu’un d’autre,
En descendant au plus profond de moi
Comme pour m’évader de moi-même,
Ou comme pour me perdre en toi,
Je suis né de ton baiser,
Comme un oiseau qui chante ,je t’ai pleurée,
Le soir de tes noces,
Mon agonie sordide à avaler a fini de mourir.
Cette femme solitaire au désert qui dessine un lac pour boire,
Peut-être, elle dessine sur le muet sable pour qu’elle se taise,
Elle dessine en silence;
Chaque dessin qu’une larme colore était une victoire sur la mort,
Un soir, le premier crépuscule du reste de sa vie;
Taché de ce sang orange crépusculaire de triomphe tentant de s’emparer de l’horizon,
Comme un génocide la virginité promise est meurtrie,
L’horizon n’était plus un angle mort;
Une oasis est née de sa larme
Sans métaphore, c’était un mirage ;
-j’écris des métaphores pour donner un sens à ma vie-
Un mirage est une oasis quand il chasse un suicide dramatique,
Les suicides tragiques ,c’est de la comédie mal tournée.
Assoiffée, elle a vécu les plus beaux jours de sa vie.
Ne meurs plus là où tu vis pour vaincre la mort ! O Robin Williams !
Ni toi Boby Sand, ni toi Alain Turing !
Si j’avais vingt ans,
cette femme ne mourrait pas.
elle gît dans ce texte,
Un point en guise de marbre funéraire .
Si elle n’avait pas existé, je l’aurai inventée dans mes histoires,
Maintenant, qu’elle a cessé d’exister pour moi,
Je me suis mis à me réinventer pour elle.
Ci- gît celui que la mer fut de son vivant sa tombe.



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