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Il ferait ce chemin, ce voyage inconnu
Attisant le brasier exacerbant la lymphe,
Ivre de cents désirs, ébloui par la nymphe,
Qui flattait le tourment du rêve saugrenu.

À trop se délecter de pulsions interdites,
De faux philtres d’amour, authentiques poisons,
À tutoyer l’effroi qui jette en pâmoisons,
Il avançait gaillard vers des passes maudites.

Etait-il un bouffon, un prédateur, un loup,
Ou bien cette nubile à la moue anodine,
Jouait-elle mutin, masque de gourgandine,
Pour noyer le benêt jusqu’au tréfonds du cloup ?

Le saura-t-on un jour ou faudra-t-il les larmes,
Souffrances et remords pour ôter le regret,
Que s’estompe à jamais le souvenir aigret
De la vierge opaline aux affriolants charmes ?

Le temps inexorable égrène un chapelet,
Passent les nuits, les jours, fuit l’icône éthérée,
L’escorte des zombis déserte libérée
L’esprit que rien ne hante à l’ultime couplet.

Vous qui la découvrez en écoutant ma lyre,
Savourez ce délice ainsi qu’il savoura,
Vivez le fol dessein dont il s’énamoura,
Sous les traits adorés où souffle le délire.

Chassez votre amertume ainsi qu’il la chassa,
Que le songe ébahi vous conte cette histoire
D’une romance folle, une douce victoire,
Ce vertige tabou, le corps qu’il embrassa.

Vous qui l’avez blâmée intrépide coquine,
Muse de chaque nuit où s’égarait l’amant,
Tout désir au plaisir, clinquant ou diamant,
Dîtes sa pureté sans malice mesquine.



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