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Quelque part en Europe
On pourrait les choisir par ordre alphabétique
De l’Allemagne à la Suède, ce n’est pas amusant.
Aussi, je vous propose un ordre plus romantique.
Allant de ville en ville tout en déambulant
Au gré de nos envies dans ses villes d’Europe.
Chacune a son histoire, généreuse, philanthrope.
Oh ! Ce ne sera pas une grande description
Seulement une vision, une simple présentation
Des charmes de la ville, que vous verrez vous même
Quand serez venu voir les trésors qu’elles renferment.
Commençons par Madrid. C’est bien, il y fait chaud.

Madrid
Tout d’abord à Madrid n’arrivez pas trop tôt
Au mois d’août à deux heures, tout le monde fait la sieste
Mais le soir c’est fiesta jusqu’à tard, et du reste
Personne n’a envie de dormir de si tôt.
Mais demain de bonne heure allons à Barcelone
Découvrir ce trésor en terre de Catalogne.
Allons faire par les rues une bonne marche en ville,
Rencontrer Gaudi, le maître de ses lieux,
La couleur de ses toits, la beauté si tranquille,
Sagrada familia est une offrande à Dieu.
À midi, c’est tapas ou plutôt paella
À moins qu’une morue remplace celle là .
Si la fatigue vous gagne, prenez donc l’autobus
Ou le téléphérique qui va au mont moujik.
Avant que de quitter ce pays par Airbus,
Un pays magnifique au souvenir magique.

Rome
En arrivant à Rome, la ville au mille clochers
Chaussez vous bien les pieds car ici, faut marcher.
Il y a tant à voir que je plains vos souliers.
Et le marbre s’expose en toute impunité
Sur les places dans les rues, partout dans la cité.
Il y a tant de musées et d’églises consacrées
Qu’il vous est impossible de tous les visiter,
Resteriez-vous un an à ne faire que traîner.
La Rome antique est là, le Vatican aussi
Mais le Pape est absent, car il doit apporter
La parole du Christ aux peuples démunis
Qui ont mis leur salut et leur espoir en lui.
Vous promenant ainsi dans la ville, écoutez
La fureur de la foule, la fourgue des gladiateurs,
Tous sont au Colisée pour la joie pour la peur.
Mais les plus beaux chef-oeuvres sont aussi à Florence.
Cette ville bénit des anges avec son Michel-Ange
Qui insufflait la vie à un morceau de marbre.
Regardez la piéta ! cette scène macabre
Où Jésus déjà mort dans les bras de sa mère,
Regarde encore le monde dans un sourire amer.
Et que dire du plafond de La Chapelle Sixtine
De ces scènes qui paraissent maintenant enfantines.
Et tant de cathédrales, de monuments romains
Nous ont usé les yeux, qu’il nous faut renoncer.
Allons nous reposer dans un pays voisin,
Qui voulait conserver ses valeurs, son histoire.
Être en guerre contre Rome, puis vaincu par César
Qui, Empereur d’empire sur ces peuples barbares
Conquit leurs territoires, pour Rome et pour sa gloire.

Paris
La grande Dame en fer au regard de velours,
A les deux pieds en Seine pour veiller sur Paris.
De partout on la voit, de partout on accoure
Saluer sa noblesse, et l’on y monte aussi.
Car de si haut on voit la ville en miniature,
De biens beaux bâtiments et des gens minuscules
Qui courent après le temps, vers leurs occupations.
Et de si loin à voir, que le regard s’emballe,
De Passy à Montmartre en passant par Les Halles
Puis des Champs Elysées, Concorde avant Nation,
Jusqu’aux parcs et jardins qui en sont les poumons.
Paris a mis pour vous son costume vert de scène
Fait du bois de Boulogne et du bois de Vincennes.
Et quand vous reviendrez sur le plancher des vaches
Allez donc au café manger une bonne gâche.
Le titi parisien crie les news du matin,
Et le sourire en coin avec son air martial,
La casquette de travers il a l’air d’un lutin.
Comme j’avais pas d’monnaie pour payer mon journal
M’a conseillé d’aller me faire voir chez les grecs !
Bonne idée ! mais quand même pas très aimable ce mec.
J’ai repris mon voyage pour aller vers Athènes
En laissant cette ville, l’amoureuse de la Seine.

Athènes
Du haut de l’acropole les cariatides surveillent
La ville qui se réveille aux rayons du soleil.
Elles sont un peu fripées car le temps a usé
La pierre dont elles sont faites, et même leurs couleurs
Par les rayons ardents, sont un peu effacés.
Le soleil va chauffer ne traînons pas des heures
Qu’Athena nous pardonne, nous prenons un bateau
Pour aller dans les îles, où il fait bien moins chaud.
Allons à Santorin ! c’est une île magnifique
Qui fut, selon Platon le lieux de l’Atlantide.
On doit monter sur l’âne pour aller à OÏA
Tant la falaise est haute depuis le contrebas.
Et de là, du balcon de cette mer Egée
On voit très loin en mer, et même jusqu’au Pirée.
Ivre d’embrun, de soleil et de façades blanches,
Envolons-nous vers l’Est en pays de Bohème,
Pour nous poser à Prague ou fleurit la pervenche
Le cristal, la musique sous l’ombre du Golem.

Prague
Capitale magique a dit André Breton,
Sommet du romantisme et de l’exaltation
Que Dvõrâk a chanté dans toutes ses partitions.
La silhouette de Kafka se voit encore en ville
Chassant une dernière fois le fantôme de Staline.
Prague se souvient encore des terribles batailles
Qui eurent lieu au château à l’abri des murailles.
Allons voir le pont Charles sur le fleuve Vitava
Qui connu un beau jour une affaire bien vilaine.
Le jour où, sur un ordre du Roi on jeta
Jean Népomucène, confesseur de la Reine.
Refusant de lui dire, secret de confession,
Ce qu’il avait appris de ses secrets d’alcôve
Qui lui eu, à coup sûr obtenu la vie sauve,
Il l’a perdit alors par noyade sous le pont.
Comme tous se retiraient, leur ordre exécuté,
Ils virent flotter sur l’eau une couronne dorée.
Et c’est depuis ce temps que Jean Népomucène
Devint le saint patron et gardien de ce pont.

Londres
Nous n’irons pas à Londres car la perfide Albion
Décida un beau jour qu’elle voulait divorcer.
Prenons note de ce fait, sortons là de l’union.
Qu’elle largue les amarres, laissons la dériver.
Mais avant le tunnel, il faudra le boucher
Pour qu’elle puisse s’éloigner, dériver pour de bon
Enterrant son passé vers son nouveau futur,
Puisqu’elle croit dur comme fer que l’air sera plus pur.

Berlin
Au sortir de la guerre Berlin défiguré
N’était pas belle à voir, tant sa robe souillée
Par les bombardements était devenue laide.
Les oiseaux pris de peur étaient partis ailleurs.
La jeunesse innocente a demandé de l’aide
Montrant au monde entier les blessures de son cœur.
Et tous ont reconstruit et consolé son âme,
Eux jurant, que jamais ne reprendraient les armes.
Alors on vit Berlin renaître de ses cendres
Comme le Phénix d’antan, et de nouveau apprendre
Le bonheur d’être en vie, le bonheur que d’entendre
Les oiseaux dans le ciel revenus pour toujours,
Chantant tout à leur joie de retrouver l’amour.
En partant de Berlin arrêtons nous à Vienne.

Vienne
Si vous venez à Vienne débouchez vos oreilles
Tant les compositeurs ont ici fait merveille.
Vous entendrez Mozart, Strauss, Haydn et Beethoven
Exécutés en ville où jouer au château.
La musique est partout. Et même le camelot
Y va de sa chanson reprenant en rengaine,
Un thème de musique de ces grands musiciens.
A force de marcher et si vous avez faim
Allez chez Trzesniewski, c’est sur votre chemin.
L’addition est légère mais la tartine salée.
Ensuite faites risette au vieux lion des Habsbourg,
Enfermé au château dans son costume de marbre
Qui se désole de voir les jeunes dans la cour,
Lui préférer surtout le jeux du grimpe à l’arbre.
Après votre escapade au Palais Impérial
Rien de telle qu’une pause et un café viennois
Au Volksgarten fleuri de façon magistral
En écoutant ravi, un p’tit air d’autrefois.
Et puis si vous voulez vous envoyer en l’air
Monter dans la grande roue de la fête au Pater
Pour voir la ville d’en haut, sûr il n’y a pas mieux.
On se sent si léger que l’on pourrait voler
Bien au dessus des toits, tellement on est heureux.
Et quand on pose enfin le pied sur la terre ferme,
On se sent un peu plus avoir l’âme d’un viennois.
De toutes ses bonnes choses, il faut y mettre un terme
Allons donc voir de près, ce qu’est un bruxellois.

Bruxelles
Et c’est sur la grand place qu’il faut aller chercher
La vedette de ses lieux, le phénomène de foire.
Petit comme un enfant, mais grand quand même, faut croire
Puisque le monde entier va trainer à ses pieds.
Il a tant de costumes qu’il ne pourrait tout mettre.
Les dames de vertu veulent le voir habillé
Pour ne pas que l’on voit ce qui doit disparaître.
Alors que lui s’en moque et de façon certaine,
En se foutant pas mal du passant offusqué,
Il est nu comme un ver et pisse dans sa fontaine.
N’allez surtout pas croire qu’il n’a rien à voir
À Bruxelles ou autour. Ce n’est pas raisonnable !
Je m’en voudrais beaucoup d’avoir été coupable
D’un aussi grand forfait. Ça n’est pas vrai du tout.
Mais je suis fatigué, cherchez donc par vous même
Les beautés de la ville. Quand vous viendrez à bout
Entrez dans la taverne et commander à boire.
Et l’on vous servira une bonne bière bien fraîche
Avec peut être des frites et des moules et des seiches
Bien grillées pour finir en beauté la soirée.



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