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Qui donc aux jeunes gens leur innocence enlève,
Eux qui parfaitement évoquent la beauté ?
Sans trop savoir comment soudain leur est ôté
Ce droit des êtres purs à vivre de leur rêve.

Oh, ridiculement – sa durée est si brève –
S’échappe en un sifflet des lèvres de l’été,
L’adolescent pouvoir d’un hymne reflété
Dans le souvenir las du monde qui s’achève !

Est-ce à force de croitre et de se déployer,
Que l’âme s’endurcit, cessant de s’employer
A préserver son cœur d’une abrupte blessure ?

Ou quand vient l’âge adulte et la maturité,
Qu’une sournoise peur de la mort nous torture
Et remplace la foi par la crédulité ?



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