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raison d’État

sur le plancher nu
le soleil ardent grave
des barreaux d’ombre

le vent se lève
la liberté m’effleure
je frissonne

une main empreinte
sur la vitre du parloir
s’agrippe au temps

la pluie a posé
un fin rideau de perles
à ma fenêtre

habillée de vie
tu habites mes nuits
et meurs au matin

un cadeau du ciel
enveloppé de neige
tes pas de demain

d’un mur à l’autre
un va-et-vient continuel
ma vie d’avant et d’après

deux fleurs sorties
d’une fissure dans la cour
tes yeux éclos

tu es mon conte
des milles et une nuits
l’espoir en demain



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