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Errant silencieusement entre les reflets kaléidoscopiques
des pavés d’un trottoir, d’une avenue, d’une ville,
l’entrelacement d’un jour et d’une nuit,
croisant au hasard l’ombre aveugle d’un autre,
frôlant, dissout parmi des éclats dorés,
le parfum aussitôt disparu d’une autre,
ils vont, innocemment, peu à peu, et seuls, et surement,
en une pantomine impromptue d’un instant, d’une vie,
marchant par-dessus l’image de leur propre souvenir.

[janvier 2015]



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