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Il me revient parfois un air mystérieux
Qui m’appelle et m’entraîne vers des contrées lointaines,
Des pays où les vents ne sont point ombrageux,
Où de nombreux oiseaux pépient sur les fontaines.

Cet air, je le connais, il me vient d’autrefois,
D’époques révolues où je rêvais souvent
D’étudier le chant tel que je le conçois,
D’y mettre tout mon cœur en un hymne fervent.

Hélas! Mes souhaits, battus par des vents
Contraires à mon destin, se sont évaporés.
Aussi à contre-temps je vais vers le couvent
Et ce destin magique ne l’ai exploré.

Il me semble alors que j’eus été heureuse
De m’unir dans un chœur au rythme édulcoré
Mais j’eus quand même aimé une chanson rêveuse,
Elle m’eût élevé dans un tempo doré.



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