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Rencontre…

Je l’ai aperçu, assis, accompagné de sa guitare,
Il commençait à chanter, à livrer dare dare…
Des tagadas… Tsoin, tsoin, chanson des cactus…
J’aurai tellement voulu, entendre ici un bel opus !

Je l’ai cru à délirer, dérives de l’alcoolisme ?
Ceci est véridique, il avait pourtant charisme.
Instant de moquerie, presque une offense,
J’allais partir, me disant, il est sans importance.

Je me disais que tout ceci n’était que sinécure,
Que je n’avais que faire de cette étrange culture.
De moi, il s’est approché improvisant une ritournelle,
Déjà, je savais que de moi il ferait sa rebelle.

Maman me disait, avec sa douce chaleur,
Méfies-toi des tricheurs et des jolis coeurs.
Mais lui, je le sais, n’est pas usurpateur,
Il est poète, poète de la vie, un ange rêveur…

J’ai vu dans ses yeux, perler et couler cette larme
Regard en tristesse, hurlant, à lui, tout un vacarme.
Une goutte lourde et amère, dedans, était sa vérité,
Seul, las et abandonné, il ne voulait que pouvoir aimer…

Puis, j’ai lu et écouté dans ses compositions,
Des mots forts, vrais où tout est compassion,
Pour ce monde animé et fait de désillusions,
De haine, sans paix, ni pardon, d’hallucinations.

Dans la rue, je l’ai croisé, il n’était qu’un oiseau blessé.
Avec patience, j’ai tout donné pour enfin l’apprivoiser,
Avec tendresse et l’amour, notre vie avons tissé,
Remplie de désirs, de saveurs, toujours à partager.

Avec cet homme aux belles valeurs, je suis restée.
J’ai tout quitté, l’ai suivi, pour aider avec bonheur,
Les compagnons d’infortune, ceux de la rue, les exilés,
Nous devons tant leur apporter, et l’Amour j’ai trouvé…

Pascale Mège-Monier
Illustration photo internet



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