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Rencontre d’une fée

Comme dans les contes merveilleux, j’eus la visite, hier soir et jusqu’à l’aube, d’une merveilleuse fée : dans ce sens médiéval du terme, avec dans ses propos, de la sensibilité, de la discrétion, de la politesse, d’un savoir et d’une connaissance divins, dignes des dieux de l’Olympe.
Croyant bien faire, je parlais, je parlais, je parlais. Elle écoutait attentivement et ne répondait que par de petites phrases qui semblaient en dire long, très long même !
J’appris qu’elle venait des cieux lointains,. Curieuse, comme tous les anges. Elle voulait tout savoir de moi. En plus de ce qu’elle devait savoir et connaître dans le fameux livre des humains .
Je ne savais ni comment, ni par quelle magie, je me trouvai en train de dire mon présent, de relater les événements du passé lointain qui me marquèrent. Mes études universitaires dans cette cité : capitale des sciences, au royaume des Mille et Une Nuits.
D’une question artistique à une réponse d’un savoir commun et d’une large connaissance de son Univers ! Tacitement, et comme d’un commun accord, nous nous trouvâmes embarqués dans un transport littéraire, poétique et musical que seuls les artistes, les poètes, les écrivains auraient ce privilège d’en vivre et d’en savourer tous les délices féeriques !
Des Cantiques d’Elsa d’ARAGON, en passant par les amours de Alfred De Musset et de Georges Sand, à la mythologie grecque antique, avec ses dieux et ses déesses, Héra, Zeus et les autres.
Un périple nocturne des plus singuliers, un rêve des plus inoubliables !
Une rencontre qui ne pouvait avoir à se répéter, comme tous les beaux rêves, telles les belles histoires oniriques qui passaient, laissant leur trace, leur parfum, nous enivrer pour longtemps !
Mais jamais, malheureusement, ils ne pouvaient revenir !
Aucun serment n’était possible. Aucun engagement ne pouvait avoir lieu.
Les fées, les anges, je me disais, ne ressemblaient point aux pauvres créatures que nous étions, nous les misérables humains, d’ici bas !
L’inspiration, en fait, était bien le diadème dont brillaient mille et mille feux et qui penchait sur la tête de cette fée, dont les mots qu’elle traçait de sa plume, plutôt, de sa baguette magique, ensorcelaient l’esprit, envoûtaient la raison et brûlaient le corps !
La crainte d’un quelconque voyeurisme, d’une intrusion inopportune, censée déranger cette idylle, unique en son genre, fit que le rêve se dissipa et ma belle d’une nuit prit son envol avec les ailes du Buraq mythique ou du fabuleux Icare dans l’espace virtuel, vers d’autres cieux et son périple des anges, pour une autre planète, pour une autre visite à un autre poète solitaire et méditatif.
Bon envol !

Et à moi, mon écriture !

Abdelmalek Aghzaf, Fès, le mercredi 19/03/2014©®



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