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Mon dieu, que les jours semblent longs au mortel,
Cet ennui indécent que ne connaît le ciel,
Je le sens grandissant, agenouillant mon fiel ;
Que j’aurais savouré le provoquer en duel !


Mais la larme à mon œil a coulé en ces soirs,
Au courage brûlé à ton bel encensoir,
Toi la chance pourrais raviver mon espoir,
Si seulement ma douleur ne t’avait laissée choir !


A mes yeux dérobés sans futile baratin,
Sans mensonge éhonté, sans muet fantassin,
Rendez-moi, vous aux cieux, ma Muse de satin,
Et sa voix délicieuse a l’orée du matin…


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 16 Juillet 2018


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