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Pourquoi donc cette nuit, ai je rêvé de vous ?

De ce jour de printemps, le temps était si doux,

J’avais paré mon corps de ses plus beaux atours,

Mon cœur rempli d’espoir après des mois de cour.

Je vous ai vu au loin apparaître, souriant,

Belle silhouette, chemise blanche, confiant,

Je me suis approchée, vous m’avez pris la main,

Nos doigts entrelacés pour un bout de chemin.

Avec vous, mon amour et le vôtre fusionnel,

Avons connu l’extase et des jours passionnels,

Nous conjuguions ensemble, heureux, le verbe AIMER ,

A tous les temps, présent, futur mais jamais au passé.

Du matin jusqu’au soir, nous partagions nos vies,

Heureux comme deux pigeons de midi à minuit,

Avant de nous coucher, nous aimions deviser,

La nuit sur la terrasse, rêver, sous le ciel étoilé.

Vous aimiez les avions, et moi la poésie,

Nous partagions nos joies et parfois nos soucis,

Avec nos deux familles, quelques rares amis,

Nous étions beaux ensemble, joyeux, épanouis.

Mais bientôt, le malheur, ce fut un tsunami,

Par une nuit d’été, votre princesse est partie…

Nous connûmes l’enfer des jours qui ont suivi,

Mais stoïques, debouts, nos larmes ensevelies.

Depuis ce jour fatal, votre rire s’est éteint,

Pour ne plus quitter votre habit de chagrin,

J’ai gardé votre main, serrée plus fort encore,

Vos silences ont grandi, remplacé la parole.

Quelques efforts encore, soubresauts de survie,

Nous avons assumé nos taches réparties,

Obligations, démarches, c’est la loi de la vie,

Parents âgés chez vous,  pour eux avons agi.

Votre cœur, peu à peu, s’est aigri, endurci,

Il n’y avait plus de place pour le mien, évanoui,

Votre sang, votre chair, manquante à votre vie,

Dignement, ai quitté la table, un matin vous ai fui…

Mary.



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