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J’ai pris pour habitude,
De renier la solitude.

Alors je tombe amoureux,
D’une simple photo,
D’un regard juste croisé,
Ou d’un parfum à peine respiré.

Rien d’autre ne me rend heureux.
Je vis avec ce cœur d’artichaut,
Qui me fait aimer nombre de muses,
Que ma crédulité, sans doute, amuse.

J’ai pris pour habitude,
De renier la solitude.

Ainsi, j’aime à me raconter,
La vie que d’autres ont vécue.
Du fond de mon esprit,
Je vis leurs doutes et leurs envies.

J’aime pouvoir imaginer,
Que de mots, ils deviendraient dépourvus.
Qu’ils sentiraient leur peau se friser d’émotions,
De savoir que de mes textes, ils sont l’inspiration.

J’ai pris pour habitude,
De renier la solitude.

C’est ainsi que je vis mon art,
Entre aventures, amours et passions.
Je mets des mots sur la beauté,
Le chagrin, la vertu, ou la bonté.

Je me raconte ainsi leurs histoires.
Elles sont réalités ou fictions.
Elles sont légendes poétiques,
Chansons passionnées ou mélancoliques.

J’ai pris pour habitude,
De renier la solitude.

Comme un regard sur mon passé,
Un livre ouvert sur l’avenir.
Des histoires qui me hantent,
À ces matins qui chantent.

Une femme trop vite embrassée,
Son regard étonné, puis son sourire.
Décrire ses doigts sur ma peau,
Et ces frissons, qui me parcourent le dos.

J’ai pris souvent pour habitude,
De renier élégamment ma solitude.
Mais dans mes textes parfois rudes,
Seule m’intéresse, leur gratitude.

Louca.



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