Partagez

Je dors dans mon lit
La fatigue du soir envahit mon visage,
la lumière artificielle creuse
et divise mes paupières
en multitude de veines routières.
Je dors, la mémoire pleine de courbatures
que mes os renvoient
avec toute la lourdeur du monde,
au fond de l’intimité creuse et
faussement chaude de mes draps
Ni présence ni rêve
ni même une respiration vive
ne s’invite à moi.
Mais il faut encore, cette nuit,
le sommeil de l’oubli
qui me blesse et qui pourtant me repose.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 5 votes